Lignées NICOLAS /NICHOLAS (1) (Québec)
LIGNÉE 1
Pierre NICOLAS & Marie Louise KELLY (KELLEY, JAKALY, QUÉLY, MAQUALY)
Le couple fondateur
Pierre NICOLAS (v.1777-1836) serait le fils de Pierre NICOLAS & Marie DENIS, Malécite de Saint-Basile Madawaska, ce dernier s’étant rangé du côté des insurgés américains contre les Anglais lors de la Révolution américaine (1777-1783).
En 1810, à la Pointe Lévis, Pierre épouse Marie Louise KELLY (v.1778-1863), fille de Joseph Jacques KELLY & Anne. En 1812, Pierre fait partie du régiment du colonel anglais Johnston et participe à la bataille de Châteauguay. Il revient ensuite s’installer à la Pointe Lévis et fréquente régulièrement les rivières Etchemin et Chaudière.
Vers 1830, La famille quitte précipitamment la Pointe Lévis pour se mettre à l’abri de la pandémie qui fait des ravages. On retrouve sa trace en 1835 à Sainte-Agnès de Charlevoix, dont les registres ont débuté en 1833. Malheureusement, la maladie était déjà présente et Pierre décède le 18 novembre 1836, à l’âge de 57 ans.
On trouve aussi des indices, particulièrement des décès, qui attestent de la présence des autres membres de la famille dans cette région.
Descendance mêlée à l’histoire de Viger
Marie (1810-1810)
Angélique (v.1811-1864)
- & François MACOUCY (v.1812-1838);
- & Joseph DENIS (1810-1849)
- & Jean ATHANASE II (1832-1890)
Guillaume (v.1814-1895)
- & Marie Jeanne LAUNIÈRE (1826-
- 1896)
Joseph Pierre (1815-1866)
- & Thérèse JOSEPH HIHOLETT
Charles (v.1816- )
- & Marie ESERTS ou ECSWOUK
Marie Françoise (1819)
Présence à Viger
À partir de 1847, Incluant leur mère Marie Louise KELLY, tous les membres de la familles se retrouvent à Viger en réponse à l’appel lancé par Louis THOMAS SAINT-AUBIN devenu chef en 1842.
Marie Louise Kelly décède en 1863. Sa fille, Angélique décède en 1864.
Continuité de la lignée
Cinq enfants vont naître. Mais le décès prématuré du père en 1835. ainsi que plusieurs décès prématurés d’enfants semblent provoquer une dispersion rendent difficile le suivi de l’évolution de la famille.
En fait, seulement trois des enfants du couple vont assurer la relève:
- Guillaume
- Joseph Pierre
- Charles
Famille Guillaume NICOLAS & Marie Jeanne LAUNIÈRE
Malgré les nombreux décès prématurés d’enfants qui marquent leur histoire, Guillaume et Marie ne se laissent pas décourager. Seize enfants sont issus de ce couple.
L’histoire de Guillaume et Marie Jeanne fournit un exemple de résilience et de capacité d’adaptation que les Malécites ont du adopter durant cette période de turbulence.
Bien installé à Viger, jouissant du confort d’une cabane en bois et possédant des chevaux et du bétail, Guillaume se retrouve en difficulté lorsque l’incendie de 1860 détruit une grande partie de la réserve ainsi que toutes les récoltes.
1863 Départ de Viger
Comme plusieurs autres habitants de la réserve, les secours ne venant pas, en 1863 il vend les biens qui lui restent et quitte la réserve.
On le retrouve d’abord au Lac Trois-saumons, à l’arrière de Saint-Jean-Port-Joli. Mais ce n’est qu’une étape. À cette époque l’arrière-pays de la Côte du sud suscitait un intérêt soudain, surtout avec le prolongement du chemin Elgin qui, à partir de Saint-Jean-Port-Joli , va graduellement atteindre Sainte-Perpétue et plus tard Saint-Pamphile.
La Grande Rivière Noire et les Sept-Isles
Guillaume dresse sa nouvelle habitation sur les bords de la Grande Rivière Noire qui prend sa source dans les hauteurs à l’arrière de Sainte-Perpétue et coule en direction sud, traverse la frontière et se mêle aux eaux de la rivière Saint-Jean.
Ce sont-là ses quartiers d’hiver. Suivant le mode de vie ancestral, lorsqu’arrive le printemps, Guillaume embarque sa famille, descend la Grande Rivière Noire jusqu’à la Rivière Saint-Jean, avant de remonter celle-ci jusqu’aux Sept-Îles (Seven Island Maine).
Plusieurs de ses enfants vont naître à cet endroit, avant d’être baptisés au retour à l’automne.
Plusieurs enfants vont décéder en bas âge, particulièrement lors d’une nouvelle épidémie qui sévit sur la réserve de Viger vers 1849.
Le nombre de descendants survivants en fait un groupe encore important aujourd’hui.
Continuité de la lignée
La descendance de ce couple est encore aujourd’hui très importante.
On retrouve des descendants autant au Québec, qu’au Nouveau-Brunswick, en Ontario, ainsi qu’aux-États-Unis
Enfants de Guillaume NICOLAS et Marie Jeanne LAUNIÈRE
Marie (18848-1849)
Adélaïde (1847-1848)
Elisabeth ( 1849-1850)
Marie Cécile & Édouard OUELLET
Gilles (1853– v. 1867)
Catherine ( 1854-1854)
Stanislas (1855-1871)
François-Xavier (1855-1887) Emma BOURGAULT
Joseph Louis (1858-1936) & Pomela CARON
Alexandre (v.1850- )
Guillaume(1860-1878)
Agathe (1862-1901) & Dominique GAUTHIER
Marie Louise (1863-1925) & Zéphir DUVAL
Marie Jeanne & Hector VÉZINA
Marie Julienne (1869- 1878)
Saint-Pamphile
François-Xavier NICOLAS (1855-1887)
(Guillaume NICOLAS & Marie Jeanne LAUNIÈRE)
Époux de
Marie EMMA BOURGAULT (1863-1896)
(Cyprien BOURGAULT & Philomène CLOUTIER)
Marie EMMA BOURGAULT (1863-1896)
Edith NICOLAS (1885-1974) (François-Xavier NICOLAS & Emma BOURGAULT)
Orpheline de père et de mère des son plus jeune âge, Edith a pris sa revanche et a donné naissance à 18 enfants
Ernest BÉLANGER (1882-1975) Cyrille Bélanger & Alphonsine POITRAS)
Viger et Charlesbourg
Scholastique NICOLAS (1842-1903)
Joseph NICOLAS & Thérèse HIHOLETT JOSEPH)
Michel LAUNIÈRE (v.1823-1891)
Jacques LAUNIÈRE & Marie PIERRE MICHEL)
Ernest BÉLANGER & Edith NICOLAS Mariage le 7 octobre 1902 Saint-Pamphile
Onésime PICHETTE (père), Moïse PICHETTE (fils), Marie Rose BÉLANGER (fille), Ernest BÉLANGER (père)
Les enfants d’Onésime sont Malécites par leur mère Joséphine LAUNIÈRE. Les enfants d’Ernest BÉLANGER sont Malécites par leur mère Édith NICOLAS